mardi 1 novembre 2011


Cela me rappelle une chanson de Dassin fils (pas Jules, l'autre) : "Elle m'a dit d'aller siffler là-haut sur la colline." 
L'attente, les attentes me sont toujours difficiles. Le(s) paysage(s) les calme(nt) même si métaphoriquement ici, le paysage photographié me ramène à l'attente. La concentration, les associations opérées intuitivement et volontairement, la mise en cadre, le choix de l'exposition, l'anticipation de l'image aident cependant... à passer le temps, laisser une trace, même dérisoire, sans doute. Il y a aussi le plaisir esthétique à ne pas sous-estimer. L'attente devient celle du nuage au bon endroit, du rayon de soleil. Le souci du détail participe à déjouer les tourments de l'attente. Le banc sur la colline, au bon endroit ; la dentelle des feuilles recouvrant l'arbre monticule à gauche ; les matières du premier plan central ; l'organisation des nuages ; le comment fermer le cadre en haut à droite...

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Il y a des fois où je me demande : comment passer de ça :


à ça :



Comment passer de l'importance de l'existence, soi, à celle du reflet que l'on cherche, à l'autre ? Comment le reflet devient-il plus important que soi ? Comment organise-t-on le fouillis qui vient avec le reflet ? Comment perçoit-on, comprend-on au-delà de la surface du reflet ? Ici comme en photographie, je n'ai qu'une seule réponse : l'intuition... avec du temps, du travail, de l'attention et du cœur sans doute (sur une même ligne avec l'esprit et l'œil dirait Cartier-Bresson, dans un même souffle, un même battement qui, devient comme par magie, intemporel).

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